Le lynx
Lynx lynx
(Linné, 1758)
Carte d'identité : Autre nom: Lynx Boréal, Loup-Cervier
Ancien nom scientifique : Felis lynx
Apparence: gros chat avec une queue courte et des pinceaux de 3 à 4 cm au bout des oreilles. Pelage tacheté de noir.
Longueur du corps: 90 à 130 cm.
Longueur de la queue: 15 à 20 cm.
Hauteur au garrot: 55 à 75 cm
Poids: de 18 à 25 kg, jusqu'à 30 kg en Roumanie.
Structure sociale: solitaire.
Maturité sexuelle : 21 mois pour les femelles et 33 mois pour les mâles.
Durée de gestation : de 2 mois à 2 mois et demi, 72 jours en moyenne.
Poids à la naissance : 200 à 300g.
Nombre de jeunes par portée: de 1 à 4 chatons, deux en général.
Longévité: jusqu'à 20 ans.
Répartition : Suisse, France, Italie, Russie, Turquie, Europe Centrale et pays scandinaves.
Effectifs: de 3000 à 5000 individus selon les estimations (Russie non-comprise).
Remarques:
- En France, il fait l'objet d'un programme de réintroduction.
- Ils sont capables de parcourir plus de 10 km sans s'arrêter.
Couple de Lynx
Les sous-espèces de lynx :
Les lynx comptent neuf sous--espèces en tout :
1 Lynx d'Europe (Lynx lynx lynx): la couleur de son pelage peut varier d'une région à l'autre, la taille est moyenne et la population est très dispersée. C'est le lynx de référence, il s'étend du nord de l'Europe à l'Ouest de la Sibérie.
2 Lynx des Carpates(Lynx lynx carpathicus): On le retrouve dans les Carpates. C'est celui qui a été réintroduit en France dans les Vosges.
3 Lynx des Balkans (Lynx lynx martinoi)
4 Lynx du Caucase (Lynx lynx orientalis ou Lynx lynx dinniki) : Sa robe est roussâtre, avec des bandes et des tâches contrastées. La taille est plutôt petite. La population s'étend sur le Caucase, le Transcaucase, la Turquie et le Nord de l'Iran.
5 Lynx du Tibet (Lynx lynx isabellinus) : de couleur claire, sans tâche pour la majorité des individus et de taille moyenne, le lynx du Tibet est présent en montagne, sur l'Himalaya.
6 Lynx de l'Altaï (Lynx lynx wardi)
7 Lynx du Baïkal (Lynx lynx kozlovi) : la couleur de sa robe est très variable, sa taille est moyenne. Il vit au sud de la Sibérie.
8 Lynx de Sibérie (Lynx lynx wrangeli): robe de couleur claire, quelquefois argentée le plus souvent sans tache. C’est la sous-espèce la plus importante. La population sauvage se répartit de l'est du Bassin de l'Ienisseï jusqu'à la mer de Béring.
9 Lynx de l'Amour (Lynx lynx stroganovi ou Lynx lynx neglectus): Coloration claire avec des taches peu visibles. Sa taille est moyenne. Il se répartit sur la Mandchourie et la Corée.
La surveillance permanente des moutons avec un berger ou des chiens par exemple est une mesure efficace, mais elle n’est pas encore considérée comme obligatoire. Les méthodes suivantes ont été testées jusqu’à présent : des colliers en plastique qui empêchent le lynx de mordre la gorge de ses proies. Les colliers représentent un obstacle, mais ils n’offrent pas de protection absolue. Des ânes ont également été placés comme chiens de garde auprès de certains troupeaux. Cette mesure s’est révélée efficace dans d’autres pays pour la protection contre les prédateurs. Les ânes ne sont cependant pas adaptés à des pâturages de forte déclivité, car ils ne parviennent pas à suivre les moutons.
Un espoir pour les grands prédateurs ?
Pattes de velours, yeux perçants, suscitant la crainte et l’admiration tel est le lynx d’Europe.
De nombreuses espèces sont menacées d’extinction dans le monde. 24% des mammifères sont concernés. Parmi ces mammifères sont recensés des félins tels que le tigre ou encore le lynx. En Europe et en France notamment, le lynx est considéré comme un grand prédateur au même titre que le loup et l’ours. Aujourd’hui, ces trois espèces sont en voie de disparition et des programmes de réintroduction sont nécessaires pour les voir à nouveau dans notre environnement. Mais ces dernières rencontrent de nombreux problèmes et soulèvent la question : l’Homme et les grands prédateurs peuvent-ils cohabiter ? En France, cette question est d’actualité : l’ours Cannelle tuée, les loups chassés par les bergers. Et le lynx ???
Origine des félidés
La famille des félidés regroupe tous les félins du monde allant du chat domestique au tigre de Sibérie. Les premières traces sur les félins remontent à un peu plus de 10 millions d’années. Les spécialistes ont beaucoup de difficulté à retrouver des fossiles de leur ancêtre et ne peuvent encore réaliser une image ou un dessin qui représenterait le plus réellement le premier félin. Les miacidés vivaient au début de l’ère tertiaire et sont considérés comme les ancêtres communs aux chats et aux chiens. Puis est apparu entre 37 à 25 millions d’années avant notre ère, le premier félin, Proallurus. Il est à l’origine de tous les félidés actuels. Ensuite ils firent place aux Pseudaelurus qui émigrèrent de l’Eurasie à l’Afrique puis vers l’Amérique du nord et ils se diversifièrent. Apparurent ainsi un carnivore aux dents en forme de sabre, l’ancêtre des félidés modernes. A partir de 5 millions d’années, les félidés se sont divisés en deux familles distinctes : les félinés (les petits félins) et les panthérinés (grands félins). Ces deux familles apparurent en Asie et ensuite se disséminèrent partout dans le monde sauf en Australie et à Madagascar. Vivaient donc alors en Europe des panthères et des lions, différents des espèces modernes, un guépard géant et un petit félin le lynx, ancêtre du lynx boréal : le lynx d’Issoire.
Description du lynx
Le lynx d’Europe appartient à la famille des félidés. Facilement reconnaissable par sa haute silhouette, sa courte queue terminée par un anneau noir et par ses pinceaux de poils noirs terminant ses oreilles, il est le plus grand félin d’Europe. Il est avec le loup et l’ours un des trois grands prédateurs de nos contrées. Le lynx est un animal solitaire et habite les vastes étendues boisées de plusieurs dizaines d’hectare en plaine comme en montagne en Scandinavie, Europe centrale et occidentale, Amérique du nord. Il évite les zones ouvertes (prairies, champs). Son pelage, qui va du roux au gris beige, lui offre un camouflage très performant, il est pratiquement impossible de l’apercevoir et souvent sa présence n’est décelable que par les indices laissés derrière lui (empreintes, proies, crottes...) Carnivore strict, son régime varie en fonction des proies rencontrées dans son milieu. En Europe occidentale, ses proies sont le chevreuil et le chamois principalement.
Historique et déclin du lynx en Europe et en France
Le lynx est connu depuis la plus haute Antiquité, son nom lui vient d’un héros grec : Lyncée, pilote des argonautes partis à la recherche de la toison d’or et doté selon la légende d’une vue perçante. Quant à la profondeur de son regard, elle semble due aux bandes noires et blanches qui cerclent ses yeux. Les romains l’utilisaient mais plus rarement que le lion ou la panthère dans les jeux du cirque car il était difficile de le transporter vivant. Il est donc apparu très tôt dans l’univers de l’homme et il est même représenté dès l’époque préhistorique dans les dessins qui ornent les parois des grottes. Il fait partie du bestiaire de Lascaux. A l’égal de tous les animaux sauvages, il exerce sur l’homme une fascination liée aux pouvoirs exceptionnels qu’on lui attribue. Il est à la fois craint et respecté. Au Moyen-Âge, il est chassé pour ses griffes et ses dents qui servent alors d’amulettes. Peu à peu, la méconnaissance sur le lynx fait naître une terreur superstitieuse et a légende du loup-cervier apparaît : le lynx se transforme en un loup à robe zébrée ou mouchetée attaquant des proie et ne consommant que la cervelle. A partir de cette époque (XIIième siècle), les méprises entre lynx, loups et chiens sont fréquentes et les dégâts sur les troupeaux sont mis sur le compte de la bête sauvage. Dès le XVIième siècle, les grands prédateurs sont considérés comme nuisibles et leur éradication commence. Chassé pour sa magnifique fourrure et son territoire reculant au profit de l’Homme (les surfaces forestières diminuent), le lynx est en voie de disparition au début du XXième siècle et il ne subsiste que quelques noyaux de populations isolées en Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Norvège et Finlande. Son élimination totale en France survient au XIXième siècle. Dans les années 30, la prise de conscience de l’extinction de l’espèce déclenche des campagnes de protection et de réintroductions dans les différents pays concernés. Après une chasse impitoyable, quelques scientifiques s’intéressent à cet animal et prouvent qu’il est une maille importante du cycle de la vie. Ainsi il devient nécessaire de voir réapparaître le lynx dans nos massifs.
Réintroduction du lynx
La première mesure de protection fut son inscription sur la liste des animaux menacés en 1971. Un programme de réintroduction voit le jour dans les années 70. Les lynx sont capturés dans un pays où ils vivent nombreux ou proviennent de zoos. Avant d’être relâchés dans leur nouveau domaine, ils sont vaccinés, tatoués et munis d’un collier émetteur sous anesthésie. Un suivie journalier permet de localiser les lynx et permet donc une meilleur compréhension de cet animal et de ses mœurs. Lors du lancement de ce programme, des problèmes apparurent avec les animaux élevés en captivité : ils avaient perdu la notion de la peur envers l’homme. .Ils sont donc allés près des habitations et il s’est avéré qu’ils ne pouvaient se débrouiller par eux-même. Seuls les lynx sauvages sont réintroduits ultérieurement.
Voici quelques étapes de la réintroduction du lynx en France :
Dans les Vosges, le projet est né en 1972. Depuis, 19 lynx ont été réintroduits. Mais 5 sont morts dont trois chassés illégalement. Malgré ces drames un espoir demeure, depuis 1986, 6 indices de reproduction ont été recensés.
Dans le Jura, la réintroduction a été plus facile. En effet 20 lynx ont été libérés en suisse coté jura et la première observation coté français s’est réalisée en 1974. Une phase de colonisation a suivi dans le Jura et l’Ain jusqu’en 1980. Des attaques de troupeaux ont été constatées mais aucune chasse ni braconnage n’a été recensé. La cohabitation peut donc exister même si celle-ci n’est pas parfaite. En 1993, 150 observations sont comptées dans le massif jurassien.
Dans les Pyrénées, il n’a jamais totalement disparu. Il s’est maintenu de 1850 à 1950 et après 1960 un nouveau développement est observé. Dans cette région, deux espèces sont présentes : le lynx d’Eurasie et le lynx d’Espagne. Les relations entre elles ne sont pas élucidées.
La réapparition de ce grand carnivore dans les régions précitées s’est réalisée dans un contexte de perception variable suivant les catégories humaines sociales concernées, rendant difficilement dissociables les aspects scientifiques des aspects sociologiques. Dans le massif vosgien, par exemple, une importante information a été donnée aux populations locales avant même que la réintroduction de ce félin n’est commencée. Ces réintroductions permettent aux lynx de maintenir la population de chevreuils, cette dernière en forte expansion pose des problèmes aux syviculteurs. Il contribue donc à l’équilibre en reconstituant un maillon prédateur dans la chaîne alimentaire. Mais la cohabitation reste difficile et les mentalités n’évoluent que très doucement. Il reste des détracteurs de ce félin : pour eux sa place est dans un zoo ou empaillé sur une cheminée.
Des lois protègent le lynx, un concept est établi pour la reconstitution de lynx dans les alpes.
Èvaluer pour l’ensemble des Alpes (1) l’adéquation des habitats, (2) les corridors potentiels pour relier les sous-populations et (3) identifier les barrières, afin de pouvoir proposer des sites favorables pour de prochaines réintroductions ;
Èffectuer une campagne d’information en incluant la population, afin d’obtenir une meilleure acceptation du lynx ;
Il faut mettre aussi au point différentes méthodes de prévention pour les éleveurs afin que la haine envers ces prédateurs diminuent.
Moyens de prévention possibles
Suite à des attaques, des lampes de signalisation ont été installées de diverses manières à proximité des troupeaux touchés. Une lumière qui clignote à un effet dissuasif sur le lynx. Ceci a permis dans certains cas d’interrompre des séries d’attaques. Cette méthode ne peut cependant pas être utilisée de façon préventive - avant que des attaques ne soient observées - car sinon, des risques que le lynx s’y habitue existent. Aucune solution miracle n’existe pour la protection des troupeaux de moutons. La meilleure stratégie est l’utilisation de toute une palette de mesures différentes selon les cas. La liste des mesures de prévention doit également inclure l’abandon du pâturage dans des zones spécialement exposées.
Le lynx doit être perçu comme un grand prédateur nécessaire à un écosystème et non comme un « monstre ». Il faut donc commencer par la partie sociologique en informant sur cet animal. Les plus jeunes seront les premiers sensibilisés, ils deviendraient un relai entre les scientifiques et le grand public. Ensuite des études dans son milieu naturel permettront de le connaître plus amplement et de diminuer, probablement, l’aversion de certains envers cet animal.
L’expérience de 25 années de réintroduction de lynx apprend qu’aucun des pays alpins ne peut réaliser seul un tel projet au niveau national ou même local. Il faut une population de lynx qui colonise l’ensemble de l’arc alpin. Ce n’est que comme cela que cette espèce pourra à nouveau se maintenir à long terme. C’est pourquoi il faut collaborer au niveau régional et international. De plus, la collaboration doit se faire entre le gouvernement, les organismes de protection de la nature, les scientifiques et la population. La tache est difficile, car les Alpes constituent une région très diversifiée, autant culturellement que politiquement. L’exemple du lynx n’est pas le seul en France. D’autre espèces de prédateurs sont à l’heure actuelle menacées : l’ours et le loup.
Or la faune est un patrimoine commun, sa préservation est non seulement une nécessité écologique mais aussi un devoir éthique pour l’ensemble de nos contemporains.
Il semble que des populations de renards « urbains » soient plus fréquentes depuis quelques décennies, peut-être en raison d'un habitat qui leur est devenu plus favorable par rapport aux campagnes agricoles intensives. A Londres, le London Ecology Unit a accompagné un programme de protection du Renard. Une étude récente a montré qu'à Nantes ils étaient presque toujours cantonnés aux espaces verts plutôt qu'aux jardins et que leur nourriture (étude du contenu des crottes) variait selon les lieux qu'ils fréquentent, mais peu anthropisée.
Domestication
L'adoption de renards et fennecs comme animaux de compagnie semble avoir existé de longue date et ponctuellement, mais elle est déconseillée dans la plupart des pays, hors élevage, eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal sauvage qui était vecteur de la rage (avant les campagnes de vaccination), et est fréquemment parasité par des tiques ou des puces et véhicule des parasites qu'il peut transmettre à l'homme, notamment par ses excréments (parasites tels que l'échinococcose qui est également véhiculé par les chiens et parfois par les chats). Les marques odorantes du renard ont aussi été un frein à une grande proximité avec l'Homme.
Chasse au renard
Les renards ne présentent aucun risque pour la population : ils n’agressent pas l’homme et rarement les animaux domestiques (volaille si elles ne sont pas enfermées et chats domestiques) et la rage vulpine a été éradiquée officiellement en France depuis 1998, grâce a une distribution massive d'appâts vaccinaux. La vaccination est d'ailleurs le seul procédé efficace d'éradication de la rage et le seul responsable de la disparition totale de la pathologie en France et en Belgique. Il n'y a donc plus de raison de pourchasser le renard en tant que vecteur potentiel de la rage. L'échinocoque est un ver qui transmet la maladie de l'échinococcose alvéolaire. Le porteur de cette maladie est, en général, le renard et le chien. L'homme peut se contaminer en ingérant des oeufs du parasite qui va ronger le foie. Ces oeufs existent dans les excréments du renard (mais pas dans les urines). On les retrouve sur les végétaux et les baies sauvages accessibles aux renards et aux chiens et souillés par leurs déjections. Les œufs d'échinocoques sont détruits par la cuisson. Les renards peuvent cependant représenter une nuisance, notamment pour les propriétaires de poulaillers. Ils peuvent aussi localement fouiller les poubelles à la recherche de nourriture.
La chasse au Renard permet également de limiter l'impact du prédateur sur les populations de petits mammifères déjà amoindries par l'influence de l'homme dans certaines zones.
Chiens et chats errants, rats, fouines et corvidés sont autant responsables que le renard du pillage des poulaillers ou de l'éventration des poubelles. Pour éviter de telles nuisances, il est possible d'aménager les poulaillers de manière à limiter les possibilités d'accès par les animaux prédateurs. Structures en dur, grillage suffisamment haut, couvrant et partiellement enterré suffisent bien souvent à éviter toute attaque.
Le renard est attiré par la nourriture. Par conséquent, moins on laisse traîner de nourriture à l'extérieur, moins on risque d'être ennuyés par les renards. Il est ainsi recommandé par exemple de ne pas laisser de nourriture pour le chien ou le chat dans le jardin.
La chasse au renard en France est réglementée. Elle peut se pratiquer au fusil (nécessite un permis de chasse), au piège (mais nécessite un permis de piégeage) ou à courre (équipage de vénerie). L'emploi d'appâts empoisonnés est strictement interdit. Un vaccin oral contraceptif en direction des renards femelle est à l'étude.
Le Loup est le plus grand carnivore originel vivant en Eurasie et en Amérique du Nord. Comme tous les canidés, il est bien adapté à la course et chasse ses proies en les poursuivant. Ses sens les mieux développés sont l’odorat et l’ouïe, la vision est plus faible. Le loup vit à longueur d’année soir en meutes soit en familles, les meutes pouvant atteindre 10 à 15 individus en hiver. C'est également en meutes qu'il chasse ses proies qu'il poursuit jusqu'à leur épuisement. Un grand nombre de légendes exagérées soulignent le côté rusé, sanguinaire et dangereux du Loup, qui n'a jamais constitué de danger pour l'homme, qu'il tendrait plutôt à éviter. Ce qui n'empêche pas les Loups d'être très opiniâtres et capables de s'en prendre même à des ongulés relativement grands, chèvres ou moutons, tout comme aux chiens domestiques.
On connait des cas de Loups attaquant des ours dans leur tannière et des exemples de, cannibalisme, ne sont pas non plus inconnus. La nourriture essentielle se compose surtout en été, de petits rongeurs, d'oiseaux, de charognes et de divers fruits. A l'origine, le Loups peuplait une vaste aire allant de l'Europe jusqu'a l'Inde et au Japon, de l'Amérique du Nord jusqu'au Mexique. Il vivait dans la toundra, dans les zones forestières dans les steppes jusqu'a la limite du désert.
En Europe, il était jadis fortement représenté ; de nos jours, seules quelques populations résiduelles se conservent encore dans les montagnes espagnoles, italienne, scandinaves, et balkaniques. Ilest unpeu plus fréquent dans l'est de l'Europe, notamment dans les Carpates. En hiver, il apparait même très loin endehors des limites de son aire habituelle. Les recherches les plus récentes tendent à montrer que le Loup est l'ancêtre unique de toutes les races de chiens domestiques.
Pour le Loup, comme pour toutes les espèces, manger est, avec la reproduction, le combat essentiel. Pour survivre dans la nature, les animaux ont adopté différentes stratégies : solitaires ou en groupes, avec ou sans organisation. Le Loup, lui, est un animal social, organisé en cellules familiales. L'unité de base, c'est le couple reproducteur, le mâle et la femelle alpha. Généralement deux adultes mâtures, avec parfois d'autres combinaisons, type une ou deux femelles ou bien un ou deux mâles
Communication entre les meutes Le moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent — entre autres — pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l'impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu'elle ne l'est réellement. Il arrive parfois qu'un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d'une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.
Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l'odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l'homme lui permettent de distinguer l'odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l'urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu'à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l'état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.
Entre les individus au sein de la meute Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l'anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d'un intrus.
Les loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l'expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu'il est le dominé à l'autre loup.
En plus des marquages au sol, l'odeur laissée par un loup s'il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.
Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d'un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.
La domestication du chien
Certaines populations de Canis lupus ont choisi de s'allier avec l'homme pour obtenir des proies plus facilement, jusqu'à devenir peu à peu le chien domestique et toutes les races que nous connaissons. Les chiens parias, semi sauvages, de l'Inde donnent une idée de ce qu'a pu être cette évolution progressive vers la domestication.
L'homme cherche aussi à faire des croisements entre le chien et le loup dans le but d'augmenter la résistance des chiens et leurs performances physiques perdues au fil des sélections. Les chiens-loups sont des hybrides plus ou moins stables. En France par exemple ne sont reconnues que les races de chiens-loups tchécoslovaques et de Saarloos mais d'autres tentatives sont faites aussi en Amérique du Nord.
Les Hérissons sont des mammifères bien connus et très aimés du public. Ce qu'ils ont de plus curieux, c'est leur robe de piquants composée de plusieurs milliers d'aiguillons rigides, résultant d'une modification de la fourrure. Cet habit peu commun et la faculté qu'ils ont de se rouler rapidement en boule piquante et invulnérable constituent deux ingénieux mécanismes de défense.
Les Hérissons attendent la tombée du jour pour partir en quête de nourriture et se trahissent dans leurs expéditions par leur piétinement, les bruits des objets qu'ils frôlent et surtout leur souffle bruyant. Ils consomment une forte quantité de nourriture, surtout des insectes, des vers, des mollusques et de menus vertébrés. Leur menu peut également comporter des serpents vénimeux qu'ils arrivent à vaincre par leurs attaques habiles, sans être, comme on le croyait jadis, immunisés contre leur venin. Les Hérissons apprécient également les oeufs et les jeunes oiseaux . Ils sont utiles dans l'ensemble, car ils détruisent une masse d'insectes nuisibles. Dans la plupart des pays europeéens ils font l'objet de protection ce qui n'empêche pas qu'ils se fassent tuer en masse par les roues des voitures sur les routes, ainsi que par les traitemnts chimiques agricole.
Les Hérissons passent la saison hivernale, de novembre à mars, dans leurs abris bien protégés, garnis d'une couche de feuilles sèches. Ce sont des animaux solitaires vivant en permanence sur un territoire relativement limité. On les trouve sur de grandes étendues en Europe et en Asie : en Europe, ils vivent partout de la plaine jusqu'à la limite supérieur de la forêt. Deux espèces différentes vivent en Europe, mais elles ne diffèrent que par de menu détails de coloration.
La Marmotte des Alpes est un animal fort populaire et très apprécié des touristes, vivant dans les hautes montagnes européennes. Dans les Alpes, les Hautes Tatras, les Pyrénées, les Basses Tatras et en Forêt Noire nous avons affaire à des populations d'origine, dans les autres stations, à des populations introduites . La Marmotte a été complètement exterminée dans les montagnes des Balkans, mais des espèces parentes vivent dans les montagnes d'Asie centrale, en Sibérie et en Amérique du Nord.
Proche parents des écureuils, la marmotte ressemble à un gros spermophile. Elle vit en colonies sur les pentes herbeuses et pierreuses de la zone alpine des montagnes, le plus souvent à 1300-2750 m d'altitude. Elle est active de jour et pousse en cas de danger un sifflement aigu caractéristique avant de s'enfuir dans son labyrinthe de galeries qui peuvent atteindre 10 m de longueur et s'enfoncer de 3 m de profondeur. Les Marmottes vivant autour des résidences secondaires des Alpes sont les seules à ne pas craindre l'homme. Leur grand ennemi est l'Aigle. Elles vivent dans des conditions difficiles et il n'est pas étonnant qu'elles passent la mauvaise saison à dormir.
Elles se retirent au mois de septembre dans leurs nids matelassés de foin, profondément enfouis sous la neige, et elles y restent au repos jusqu'à la fin avril ou mai, consommant peu à peu leurs réserves graisseuses. En été, elles se nourrissent en broutant l'herbes aux alentours des terriers. Les jeunes naissent fin mai ou début juin. Ils sont nus et aveugles et doivent être allaités pendant tout le premier mois.Véritable curiosité naturelle, la Marmotte ets partout un animal protégé